Capitale: Fort-de-France
Population: 381 467 (1999)
Langue officielle: français
Groupe majoritaire: créole martiniquais (96 %)
Superficie:1100 km², mesurant 70 km de long et environ 30 km de large (la Martinique est le plus petit des départements d'outre-mer)
L'État français est représenté par le préfet établi à Fort-de-France et trois sous-préfets à Trinité, au Marin et à Saint-Pierre.
En l'an 180(avant JC) la martinique est peuplé par des indiens appelé les Saladoides,puis il eu les Tainos(qui signifie "bon" "noble")puis ensuites les Arawaks
En l'an 295(avant JC) une éruption de la montagne Pelée fit fuir les Arawaks qui quittèrent alors la Martinique et ne revinrent sur l'île que vers l'an 400.
Cependant,vers l'an 1200, une nouvelle civilisation amérindienne apparut dans l'île: les Caraïbes ou Kalinasou Calinagos(qui signifie "guerriers") venut du Venezuela. Il s'agit d'un peuple amérindien réputé venu de l'Amazonie et qui envahit la Martinique et extermina peu à peu tous les Arawaks (sauf les femmes) car les Caraïbes pratiquaient la polygamie et se mélangèrent aux Arawaks qui leurs étaient soumis jusqu'au moment ou ils furent décimés à leur tour par les Européens peu après l'arrivée des dans les Petites Antilles.
Christophe Colomb débarqua en Martinique, le 15 juin 1502 jours de la Saint Martin(lors de son quatrième voyage),étonnement surpris de la trouver déjà habitées par des hommes. Ils croient alors que cet amas de petites îles qui s'étend assez loin vers le sud est en fait l'archipel des Indes.C'est pour cette raison qu'il appelle ses habitants les Indiens : ces hommes de petite taille, trapus, de couleur cuivrée et qui avaient la tête légèrement aplatie.Ils mirent entre 10000 et 20000 ans pour arriver à l'endroit où on les a découvert puisqu'en partant de l'Asie, ils durent traverser le détroit de Béring ainsi que l'Amérique du Nord. Ils arrivèrent ensuite en Amérique centrale où certains descendirent vers l'Amérique du Sud en s'établissant dans la forêt Amazonienne profonde et d'autres remontèrent vers les Antilles.
Les Amérindiens auraient appelé l'île Madinina, ce qui signifie «l'île aux fleurs» ou aussi Matinino ce qui signifie «l'île aux Femmes». Christophe Colomb aurait baptisé l'île du nom de Martinique en l'honneur de son patron, saint Martin.
Le cardinal de Richelieu, au nom du roi Louis XIII, créa la Compagnie des Isles d'Amérique (1635-1650) afin de coloniser les îles des Petites Antilles. La véritable conquête de la Martinique commença avec l'arrivée d'un aventurier français, Pierre Belain d'Esnambuc, le 15 septembre 1635.
En 1654 les premières cultures de tabac et de coton se mettent en place, en même temps que des relations souvent conflictuelles avec les Caraïbes. Les colons utilisent dans leurs cultures des engagés, liés par un contrat de trois ans, ainsi que quelques esclaves africains, rachetés aux Espagnols.Les colons sont aidés par les juifs hollandais qui s'établissent en Guadeloupe et en Martinique, avec esclaves et matériel pour la culture de la canne à sucre, du café et du cacao.On sait que ce sont les Espagnols qui avaient commencé à importer des Africains dans leurs colonies afin de remplacer les populations amérindiennes qui ne survivaient pas aux dures conditions d'esclavage en raison des maladies et du travail harassant.
C'est que les populations noires d'Afrique étaient réputées mieux supporter le travail forcé dans le climat éprouvant des Caraïbes et de l'Amérique équatoriale. La France, à l'exemple des autres puissances européennes, n'a pas fait exception et s'est mise aussi à l'esclavage. En Martinique, les Français importèrent leurs premiers esclaves dès 1635 afin de fournir la main-d'oeuvre nécessaire à la culture de la canne à sucre. La traite des noirs, battant son plein, en Afrique 20000 esclaves Guinéens ainsi que des Sénégalais, par ans sont capturés et acheminés, dans la première moitié du XVIIIème siècle et cessera au début du XIXème siècle.Cependant, contrairement à la Hollande qui avait organisé la traite des Noirs en faveur du Surinam plus de 400 000 Africains déportés jusqu'en 1823. Au total 250000 noirs, auraient été déportés en Martinique. On y raconte même, comme l'île était la plus riche à l'époque coloniale, on y faisait venir les plus beaux noirs.
En 1658 progressivement spoliés de leurs terres, les Caraïbes opposent une vive résistance aux Français. . Une première offensive, en 1654, est repoussée grâce à l'arrivée de soldats hollandais. En 1658, les Français chassent ou massacrent les Caraïbes, qui se retirent à Saint Martin ou à la Dominique, où leur culture survit dans une réserve.
En 1745, la Martinique comptait environ 80 000 habitants dont 65 000 esclaves et 6000 mulâtres, souvent affranchis, mais privés de nombreux droits.
Les contacts avec les esclaves africains, la facilité des communications maritimes font que l'influence caraïbe dans la culture antillaise reste perceptible.Partis des ports négriers de Nantes, Bordeaux ou La Rochelle, les bateaux arrivent sur les côtes africaines du Sénégal, de Guinée ou d'Angola. Ils troquent les captifs (prisonniers de guerre, condamnés, victimes de razzias) contre des marchandises diverses... La traversée de l'Atlantique jusqu'aux Amériques se déroule dans des conditions inhumaines, qui provoquent souvent la mort d'un tiers des Africains. Une fois aux Antilles, ils sont vendus ou échangés aux planteurs, contre des denrées coloniales. Les noms créoles d'animaux (anoli, zagaya, manicou), de plantes (toloman, etc.), des techniques comme la fabrication de la farine de manioc, la vannerie du Morne des Esses ont perduré. La connaissance des plantes médicinales doit également beaucoup aux Caraïbes, dont les traits se retrouvent encore chez certains Antillais.
Les Marrons, esclaves évadés des plantations, se joignent à eux pour attaquer les colons isolés.Les esclaves des plantations ne se sont pourtant pas toujours résignés à leur sort. Leur résistance prenait de nombreuses formes : suicides, avortements, empoisonnement du bétail ou des personnes... les groupes de Marrons participant aux flambées de violence qui enflammaient de nombreuses plantations à intervalles réguliers.
La Révolution Française de 1789 fait souffler sur les Antilles un vent de liberté qui n'est pas du gout des esclavagistes font appel aux Anglais. Ceux-ci occupent Saint Domingue (Haïti), Martinique et Guadeloupe début 1794.
Toutefois, de 1656 à 1814, Anglais et Français se sont régulièrement disputé la Martinique; ainsi, pendant près de deux siècles, l'île fut tantôt anglaise tantôt française, jusqu'au traité de Paris de 1814 qui céda définitivement la Martinique à la France.La Convention abolit en effet l'esclavage le 4 Février 1794, suivant en cela les idées progressistes d'hommes comme l'Abbé Gregoire.La Martinique, pour sa part, restera occupée jusqu'en 1804, sans connaître les bouleversements suivants.
Ayant pris le pouvoir, Napoléon Bonaparte pense dès 1801 au rétablissement de l'esclavage. Il suit en cela les intérêts du parti colonial, relayés par Joséphine de Beauharnais, originaire de la Martinique où ses parents possèdent des esclaves. En 1802,50 000 hommes quittent la France, 43 000 à destination de Saint Domingue, avec à leur tête le Général Leclerc et 7000 vers la Guadeloupe, dirigés par le Général Richepanse.En Guadeloupe, les évènements tournent à l'avantage de Richepanse. En grande partie désarmées et emprisonnées, les troupes républicaines noires, ralliant de nombreux anciens esclaves qui refusent de retourner dans les fers, se regroupent autour du Capitaine Ignace, un chef Marron rallié à Victor Hugues, et du Colonel Delgres d'origine martiniquaise.
Malgré une résistance héroïque, les combattants, inférieurs en nombre et en armement, sont défaits en quelques semaines. Le 25 Mai,le Capitaine Ignace se suicide au Fort de Baimbridge, plutôt que de se laisser prendre. Le 28 Mai,le Colonel Delgres et 300 de ses compagnons font sauter le bâtiment dans lequel ils se sont réfugiés, au Fort du Matouba.
La Révolution de Mars 1848, aboutissant au renversement de Louis Philippe et à l'instauration de la IIème République, n'est pas sans échos aux Antilles. L'espoir vient du fait que Victor Schoelcher est nommé Ministre des Colonies.Devenu député de la Martinique et de la Guadeloupe, Schoelcher revendiqua aussi l'application du droit commun et même la départementalisation pour les quatre colonies (Martinique, Guadeloupe, Guyane et la Réunion), mais il échoua sur cette question.Bien sûr, au terme de cette douloureuse période, la colonie martiniquaise s'était peuplée massivement de nouveaux arrivants noirs et la langue véhiculaire entre les Noirs était devenue le créole martiniquais!
Dès le mois d'Avril, les manifestations d'esclaves font régner un climat insurrectionnel. L'attente de la proclamation de l'affranchissement de tous les esclaves a fait cesser le travail sur les plantations et bouleversé les relations...Arrivant de Fort-De-France, capitale administrative, le Gouverneur Rostolan est contraint par une foule déterminée à proclamer le 22 Mai l'abolition de l'esclavage. Les choses se passent de manière similaire à la Guadeloupe, le 27 Mai. La symbolique du22 Mai 1848 est forte. En effet, le décret de Victor Schoelcher, daté du 27 Avril à Paris, n'est pas directement à l'origine de la fin du régime de l'esclavage. Celle-ci résultant bien de l'action directe des esclaves qui ont conquis leur liberté au lieu d'attendre qu'elle leur soit octroyée.
Commencé en 1851, le régime du Second Empire marque de façon nette une contre-révolution. Alors que les plantations sont désertées par une population libre qui essaime dans les hauteurs pour y pratiquer une agriculture de subsistance, un régime proche du travail forcé est instauré. Le "vagabondage" est interdit, chacun devant pouvoir justifier d'une activité salariée, sous peine d'être "recruté" pour la production de sucre dans les plantations.C'est pourquoi, de 1853 à 1985, la France décida d'importer plusieurs milliers de travailleurs immigrants les Koulisoriginaires des comptoirs français de l'Inde (Pondichéry et Madras) ils venaient travailler aux Antilles pour une durée de cinq ans. Beaucoup d'entre eux restèrent sur place à la fin de leur contrat, fondèrent une famille et devinrent bientôt des Martiniquais à part entière, tout en conservant leur religion et leurs habitudes culinaires. Vers la fin du siècle, un millier de Chinois débarquèrent également dans l'île et, un peu plus tard, d'autres immigrants arrivèrent, cette fois-là, de la Syrie et du Liban. C'est ce qui explique que la population martiniquaise est aujourd'hui formée d'une palette ethnique assez variée, puisqu'on y compte non seulement des Noirs africains (la majorité) et des mulâtres, mais aussi des Indiens, des Chinois et des Syro-Libanais, sans oublier les Blancs-Pays (les «Békés»).
Sous les derniers rois de France (Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe), la Martinique n'évolua que faiblement sur le plan des droits humains, bien que à partir de 1830 les Noirs et les mulâtres aient obtenu en principe les mêmes droits que les Blancs. Précisons aussi, que, contrairement à la Guadeloupe, la Martinique resta plus longtemps royaliste et demeura plus fidèle à l'Ancien Régime. Quoi qu'il en soit, la IIIe République de 1870 marqua un réel progrès, car non seulement le suffrage universel masculin fut institué, mais l'enseignement public obligatoire, laïc et gratuit, fut étendu à tous les Martiniquais (1881).Le 8 Mai 1902, suite à l'éruption de la montagne Pelée qui avait détruit la ville de Saint-Pierre et causé la mort de 28 000 habitants en quelques minutes, une importante vague d'émigration s'ensuivit et la Guyane française devint alors la principale destination des réfugiés martiniquais.C'est Fort-de-France qui est devenue la capitale de la Martinique après la destruction de la ville de Saint-Pierre.Depuis la loi du 19 mars 1946,l'île de la Martinique devint un département français d'outre-mer (DOM). La Martinique est dotée d'un Conseil régional et d'un Conseil général. Ce nouveau statut apporta une certaine richesse économique, mais la situation sociale ne s'améliora que lentement et à travers une succession de nombreux conflits sociaux...En 1963, le gouvernement français créa le BUMIDOM, le Bureau des migrations des départements d'outre-mer, afin de soulager la région du fardeau démographique et de l'accroissement du chômage: le départ annuel de 10 000 Antillais vers l'Hexagone, afin d'occuper des fonctions subalternes dans la fonction publique (PTT, hôpitaux, administrations diverses)...
Glossaire:
Saladoïde: (du site de Saladéro au Vénézuela) ;culture néo-indienne, originaire de la vallée de l'Orénoque, vers 2500 av. J.C, qui a ensuite gagné les côtes du Vénézuela et des Guyanes.Elle se répand entre 500/400 av.J.C et 600/800 après J.C dans les petites Antilles.
Tainos: (bon nobles) ;Ces indigènes sont en fait de lointains descendants de la civilisation Saladoïde ou Arawak qui, suite à de nombreuses évolutions et de nombreux voyages arrivèrent dans les grandes Antilles. Leur territoire s'étendait donc des Bahamas jusqu'à Porto Rico en passant par Haïti / Saint Domingue, Cuba et la Jamaïque.
Caraibes: (guerriers) ;groupes de nomades qui ont colonisé les Petites Antilles vers le 14ème siècle ils sont aussi connu sous le nom de "Calinagos" ou "Kalinas". Leur origine comme celle des Arawaks est amazonienne et leurs actuels descendants sont les Galibis. Les Caraïbes venaient de l'Amérique du sud et étaient porteurs de la culture Caliviny, qui est un contact entre deux civilisations : la civilisation Saladoides terminales et la civilisation Caliviny.
Arawaks: établis primitivement dans la partie Nord de ce continent qui sera appelé plus tard l'Amérique du Sud, plus précisément dans le Bassin de l'orénoque. Ils occupèrent peu à plu les Iles des Antilles : Trinidad, Grenade, Saint-Vincent. On pense qu'ils s'installèrent à la Martinique et en Guadeloupe, il y a environ 2000 ans, c'est-à-dire au début de l'ère chrétienne. La civilisation arawak a disparue depuis une dizaine de siècles. Christophe Colomb cependant rencontra encore à Trinidad les derniers Arawaks et il en subsistait sur la Terre-Ferme (côte Nord de l'Amérique du Sud - Vénézuéla actuel) à l'arrivée des premiers Européens.
Békés:(blanc du quai)parce qu'ils s'y trouvaient autrefois en train de vérifier leurs marchandises — forment une petite communauté d'environ 2000 à 3000 personnes qui se croient propriétaires de la Martinique et qui contrôlent à peu près toute l'économie de l'île, notamment dans les marchés d'alimentation à grande surface et l'hôtellerie d'affaires; ils possèderaient, en fait, plus de 50 % des richesses de l'île. Les Békés parlent le «français des îles», c'est-à-dire une forme de «français de France» hormis quelques expressions typiquement locales et un accent particulier et généralement le créole (ils le comprennent tous).
Mulâtres:au sens scientifique du terme désigne le fruit d'un croisement entre le cheval et l'âne. Issus du métissage des colons blancs avec les esclaves négresses.Mulâtres et noirs forment la classe des hommes de couleur, qu'ils soient libres ou esclaves. Jusqu'au milieu du XIX° siècle, ils sont absents de la vie politique, intellectuelle et artistique. Ils appartiennent à des catégories socio-économiques dominées.
Koulis:descendants de travailleurs hindous. Les engagements sont généralement de 5 ans. A l'issue de ce contrat, le planteur s'engage à payer au travailleur les frais de rapatriement en Inde. Dans la réalité, les planteurs s'efforceront de conserver leurs travailleurs en les privant de ce trajet de retour, forçant les indiens à s'implanter définitivement sur l'île.La journée de travail est longue, elle démarre à 4h30 du matin pour se terminer à 18h00, avec 1h30 de pause à la mi-journée. La journée terminée, il faut encore partir couper du fourrage pour les animaux domestiques avant de préparer le repas familial.
Chabin:(Chaben au masculin et Chabine au feminin)au sens scientifique du terme désigne le fruit d'un croisement entre le bélier et la chèvre ou entre le bouc et la brebis.
Type humain mûlatre à la peau claire présentant des traits négroïdes(lèvres épaisses, nez épaté, prognatisme...) ,et des cheveux crépus châtains voir blond (chabin jaune)ou roux (chabin rouge) avec parfois des taches de rousseures (n'ayant pas souvent les cheveux ou les yeux noirs).
Pour la "petite" histoire : Quelle innovation créée par les Arawaks sera reprise par le monde entier ?
Réponse : le hamac.
Voila pour mon cours j'espere que cela vous a plus!!